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Contemporary African Art Collection by Jean Pigozzi

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Seydou Keïta: trois raisons d'aller voir la rétrospective du portraitiste africain - ELLE
Seydou Keïta, qui a photographié le tout Bamako des années 50, est à l’honneur dans une première grande rétrospective. Trois raisons d’y courir.


photo courtesy CAAC - The Pigozzi Collection, Genève
© Seydou Keïta/SKPEAC


Pour découvrir ses tirages d’origine : au début des années 90, l’occident découvre médusé l’oeuvre de Seydou Keïta grâce à la photographe Françoise Huguier et au tandem magnin et pigozzi en passe de créer la première collection d’art contemporain africain. Sur les cimaises des musées, les retirages adoubés par l’artiste s’affichent en grand format. On est loin de la fin des années 40 où le papier coûte cher et où le jeune Keïta, venu à la photo grâce à un oncle qui lui offre à 13 ans un Kodak Brownie, réalise lui-même ses tirages dans le format « carte postale » prisé de l’époque. Des pépites vintage, pour certaines colorisées par son encadreur, et exposées pour la première fois.

Pour se délecter du style Keïta : maîtrise du cadrage, buste légèrement de trois quarts, visage à peine tourné, pose gracieuse des mains, mise en forme des robes des femmes installées telles des odalisques, fonds ornés de wax chamarrés qui se superposent aux motifs des vêtements… « On ne peut pas placer les clients devant un mur blanc, disait Keïta; ce n’est pas respectueux. » Dans son studio situé en face de la prison de Bamako (20 mètres carrés et une cour où cet autodidacte aimait photographier à la lumière naturelle), Keïta a inventé un style qui fera école.

Pour voir défiler une époque : celle de la décolonisation et d’une Afrique où la jeunesse bouillonnante aspire à la modernité. Sous son objectif, et grâce à sa caverne d’Ali Baba qui fourmille d’accessoires mis à disposition (montres, deux-roues, fume-cigarette, chapeaux, colliers précieux, costumes occidentaux…), chacun vient réaliser son rêve, parader au volant d’un scooter ou s’afficher tel eddie Constantine, la star de l’époque, chemise ouverte et Borsalino. La dolce vita version bamakoise.

« Seydou Keïta », du 31 mars au 11 juillet, Grand Palais, Paris-8e.

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