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Contemporary African Art Collection by Jean Pigozzi

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Marie-Ann Yemsi : « Notre futur est africain » - Art Media Agency (AMA)

Celle qui sera la prochaine commissaire des Rencontres de la photographie de Bamako revient sur sa passion pour l’art contemporain africain et la découverte – bien tardive – de la richesse de ce continent de création.

Après des études qui la destinaient à une grande carrière de cadre au sein de groupes internationaux, Marie-Ann Yemsi prend un virage en 2005 lorsqu’elle fonde Agent Créatif(s), une agence qui lui permettra de mêler son appétit pour l’art contemporain et sa soif entrepreneuriale. Ses origines allemandes et camerounaises l’ont emmenée de voyage en voyage, d’aventure en aventure. Non contente de superviser cette année le focus africain d’Art Paris Art Fair, elle est également commissaire de l’exposition « Le jour qui vient » à la Galerie des Galeries. En décembre, le public pourra découvrir sa sélection d’artistes vidéastes et photographes à l’occasion des 11e Rencontres de Bamako. Marie-Ann Yemsi nous explique pourquoi c’est enfin le moment de l’art contemporain africain et pourquoi il était grand temps !

À quand remonte votre passion pour l’art contemporain ?
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Parlez-nous de votre rencontre avec Guillaume Piens et les organisateurs d’Art Paris.
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N’était-ce pas le bon moment ? L’art contemporain africain n’est-il pas – dans une certaine mesure – « à la mode » ?


Je trouve surtout qu’il était temps ! Et je m’en réjouis ! Quand nous avons commencé à travailler avec Art Paris, il est vrai que nous sentions les frémissements de cet intérêt. Plutôt que de parler de mode, je pense qu’il s’agit davantage d’un rattrapage ou d’une actualisation. Nous étions en retard si l’on se compare à d’autres pays européens, comme l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni… sans parler des États-Unis. Prenons l’exemple de Kemang Wa Lehulere, un artiste sud-africain que j’ai montré dans mon exposition au Brass ; les Français me demandaient d’épeler son nom, alors qu’il se trouvait déjà dans toutes les grandes collections ! Il a fait l’objet d’un solo show à l’IAC de Chicago, il sera présenté à la fin du mois et jusqu’à juin à la Deutsche Bank KunstHalle à Berlin et fera partie de l’exposition « Art Afrique » à la Fondation Louis Vuitton en avril. On voit bien que d’autres institutions avaient là plusieurs années d’avance. C’est en cela que je parle de rattrapage.

Ce retard n’était-il le fait que des musées ?

Je pense qu’il était général. Il y a quelques années, les médias spécialisés n’affichaient pas non plus une grande curiosité pour la scène africaine. Il n’était pas rare qu’ils envoient des journalistes dans les biennales en Inde, en Chine ou en Amérique du Sud, alors que celle de Dakar – à seulement trois heures d’avion – ne bénéficiait pas du même intérêt. Autre exemple : l’exposition « Divine Comedy » (« La Divine Comédie ») de Simon Njami présentée en 2014 au MMK (Museum für Moderne Kunst) à Francfort avant de l’être au SCAD Museum, puis au Smithsonian. Pas un seul journaliste français n’était présent à la conférence de presse ! Alors qu’il s’agissait d’une exposition majeure à moins d’une heure de Paris. Tout n’est pas complètement sombre malgré tout. La Fondation Cartier a notamment été très active sur le sujet avec de nombreuses présentations depuis sa création.

Pour revenir à la plateforme proposée sur Art Paris, quel est votre but à travers celle-ci ?
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Les femmes semblent très actives lorsqu’il s’agit de promouvoir l’art contemporain africain…

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Comment se tient-on informé de ce qui se passe sur un continent aussi vaste ?
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N’assiste-t-on pas à un retour en Afrique d’une diaspora d’artistes précédemment installés en Europe et aux États-Unis ?
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Vous semblez optimiste pour l’avenir artistique du continent.


Même si le chemin est encore long, même si tout n’est pas simple, je reste en effet très optimiste. Je pense surtout que nos sociétés occidentales ont beaucoup à apprendre de l’inventivité du continent africain, de sa capacité à générer d’autres formes d’économies, d’autres formes d’échanges, d’autres esthétiques et d’autres imaginaires. Le futur est africain. Notre futur est africain.

Focus « Afrique à l’honneur ». Du 30 mars au 2 avril. Art Paris Art Fair. Grand Palais. Avenue Winston Churchill. Paris 8e.

11e Rencontres de Bamako. Du 2 décembre 2017 au 31 janvier 2018. Bamako, Mali.

« Le jour qui vient ». Du 28 mars au 10 juin. Galerie des Galeries. 40 boulevard Haussmann, Paris 9e.



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